Rentrée de Nouvelle-Zélande, repartir en Corée : pourquoi je n’arrive pas à m’arrêter

Publié le 18 mars 2026
par Gwen, 30 ans, passionnée de voyage depuis toute petite, enchanté ! Je partage avec toi des conseils voyages, bons plans et récits de voyage.
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Vue aérienne de Toronto

Quand je suis rentrée en France en mai 2025, après plus de 3 ans à l’étranger entre le Canada et la Nouvelle-Zélande, j’étais convaincue d’être prête à me poser. En tout cas, après avoir passé 8 mois dans un van à changer de ville littéralement tous les 2 jours, je sentais que j’avais le besoin de me poser.

Spoiler : ce sentiment s’est vite dissipé.

Ce que j’ai vécu en rentrant en France, c’est un décalage que je n’avais pas forcément anticipé. Un décalage humain. L’impression de ne plus vraiment parler le même langage que les autres. De retrouver ma vie d’avant, mes conversations d’avant qui n’avaient pas changé en 3 ans. Comme si c’était la vie d’une autre personne. Alors que j’ai évolué, j’ai grandi, j’ai ouvert les yeux. En revanche, dans le regard de mes proches, c’est comme s’ils s’attendaient à retrouver la Gwendoline d’il y a 3 ans. Or, je ne suis plus la même personne.

Une certitude s’est donc très vite imposée à moi : je ne resterais pas longtemps. La question n’était plus « est-ce que je repars ?’ mais « où et quand est-ce que je repars ? »

Pourquoi la Corée du Sud ?

Le FOMO des 31 ans

Il y a une chose que personne ne te dit quand tu fais ton premier PVT : tu vas vouloir en refaire un. Et un autre (ooopsie). Et encore un autre (double ooopsie). Sauf que les PVT, c’est réservé aux moins de 31 ans dans la plupart des pays.

En approchant dangereusement de cette limite d’âge (team 95 par ici), j’ai ressenti une FOMO intense. Pas la FOMO de rater une soirée — la FOMO de rater possiblement ma dernière chance de vivre cette expérience unique qu’est le PVT. OK, peut-être pas la dernière car il y a encore l’Australie et l’Argentine jusqu’à 36 ans hihi mais t’as compris l’idée.

Si toi aussi tu envisages le PVT Corée, j’ai écrit un guide complet sur comment constituer ton dossier.

L’attrait pour l’Asie

Possiblement comme tous occidentaux, j’ai toujours été fascinée par l’Asie, et ma petite excursion à Shanghai ne m’a fait que confirmer cet attrait pour cette partie du globe.

Aussi, après le Canada et la Nouvelle-Zélande, deux destinations relativement proches culturellement de la France, j’avais envie d’un vrai dépaysement. D’un endroit où tout est différent — la langue, l’écriture, la nourriture, les codes sociaux, la façon de vivre.

La Corée du Sud coche toutes ces cases.

Le Japon, une option envisagée — mais vite écartée

J’avais aussi envisagé le Japon, qui m’attire beaucoup. Mais quand j’ai commencé à m’y intéresser un peu plus, j’ai vu que les rendez-vous pour déposer une demande de PVT Japon étaient fermés et ne rouvrent qu’en juillet 2026. À cette date, j’aurais déjà 31 ans — et je ne serais plus éligible.

Mon critère : trouver du travail sans parler la langue

Je ne parle ni coréen, ni japonais, ni mandarin, ni aucune autre langue asiatiques. Et partir dans un pays où tu ne peux pas travailler faute de maîtriser la langue locale, c’est un peu compliqué.

D’après les témoignages que j’ai lus, la Corée du Sud est l’une des destinations PVT où il est le plus accessible de trouver un travail sans parler la langue. Il faut « juste » maîtriser l’anglais. Et ça, c’est OK pour moi. C’est donc décidé : direction Séoul !

Rentrer en France après 3 ans à l’étranger — ce que ça m’a appris sur moi

On parle beaucoup de ce qu’on vit à l’étranger. On parle peu de ce qu’on vit en rentrant. C’est un paragraphe plus personnel. Ça reflète ce que j’ai ressenti, ce qui est propre à moi. Chacun a des attentes et une vision différente.

Le choc du retour

Quand on part à l’étranger, on se prépare à être dépaysé. On se documente beaucoup, on rejoint des groupes Facebook d’expats, on demande des conseils à ceux qui sont déjà partis. Le choc culturel à l’aller, on s’y attend.

Ce qu’on n’anticipe pas, c’est le choc culturel au retour. Rentrer dans son propre pays et se sentir étrangère. Retrouver ses amis, sa famille, ses habitudes — et réaliser que tout a continué sans toi, exactement pareil, comme si tu n’étais jamais partie.

Sauf que toi, tu as changé.

Le décalage que personne ne voit

Le plus difficile dans mon retour en France, c’est de réaliser que mon ancienne vie ne me suffisait plus. J’ai l’impression d’être un peu condescendante en disant ça, mais ces expériences à l’étranger, surtout le road trip en Nouvelle-Zélande m’ont ouvert les yeux.

J’ai découvert une autre façon de vivre, plus libre, plus alignée avec qui je suis vraiment. Néanmoins, mon entourage attendait que je reprenne une vie « classique ». Ce que j’ai fait. J’ai débuté un job 1 mois après mon retour sur Paris (et pourtant je m’étais dit « tout sauf Paris »). Je me revois encore mes premiers jours à reprendre le métro et à me dire « qu’est-ce que je fous là en fait ». J’avais cette impression d’être un mouton condamné à aller à l’abattoir, et de n’être la seule à le réaliser. Car oui, mon entourage était content « pour moi ».

Ce que j’ai compris sur moi

J’ai vite compris que cette vie (trouver un job, acheter un appart, se marier, faire des enfants, etc.) n’était pas faite pour moi. J’ai refusé le CDI qu’on me proposait (ouais, je suis une rebelle) pour l’inconnu.

Je ne vais pas te mentir, ce n’était pas une décision facile. Possiblement l’une des décisions les plus difficiles que j’ai eu à prendre à ce jour.

Mais, j’ai le besoin, c’est vraiment ça : le besoin, de me sentir vivante et de sortir de ma zone de confort pour grandir. J’ai besoin de prendre mon temps pour vraiment vivre, sentir l’énergie des endroits que je découvre (et non pas qu’on me dise de prendre mes 3 semaines de congés en Août, histoire de partir quand tout le monde part et de raquer à mort).

Repartir — pas pour fuir, mais pour continuer à avancer

Je sais ce que certains pensent en lisant ça. Que je fuis quelque chose. Que je n’arrive pas à m’arrêter parce que j’ai peur de ce que je trouverais si je me posais vraiment.

Peut-être. Je ne vais pas prétendre avoir toutes les réponses.

Mais ce que je sais avec certitude, c’est que chaque fois que je suis partie, je suis rentrée avec une meilleure version de moi-même. Plus consciente, plus libre, plus capable de distinguer ce qui compte vraiment de ce qui ne compte pas.

Et ça, ça n’a pas de prix.

Et maintenant — direction Séoul

Donc voilà. Dans quelques semaines, je pose mes valises à Séoul pour un an (ou moins à voir). Sans filet, sans CDI qui m’attend au retour, sans plan B vraiment défini.

Juste l’envie d’y être.

Ce que j’attends de ce PVT Corée du Sud

Je ne vais pas te faire le coup du « je pars pour me trouver ». Je sais qui je suis. Je sais ce que je veux. Je pars pour continuer à avancer, pas pour chercher quelque chose que j’aurais perdu.

Ce que j’attends concrètement de cette année en Corée ?

Découvrir une culture que je ne connais pas du tout. Je devrais peut-être me mettre à la K-Pop et au K-Drama aha

Prendre le temps de vraiment vivre à Séoul. Travailler, me faire des amis, trouver mes coins préférés, mes petits restaurants favoris, etc.

On se voit à Séoul ?

Repartir à 30 ans (ok, plutôt 31 ans), ce n’est peut-être pas la décision la plus raisonnable du monde.

Mais être raisonnable n’a jamais été vraiment mon truc.

Et toi, est-ce que tu as déjà ressenti ce décalage au retour d’un voyage ou d’une expatriation ? Dis-moi tout en commentaire !

La Bise,

Gwen

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Gwen au milieu d'un champs

Salut, moi c’est Gwen !

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