PVT Canada 2026 : le guide que j’aurais voulu avoir

Publié le 30 avril 2025
par Gwen, 30 ans, passionnée de voyage depuis toute petite, enchanté ! Je partage avec toi des conseils voyages, bons plans et récits de voyage.
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Vue aérienne de Toronto

Tu rêves de partir vivre au Canada pendant un an ou deux, sans te ruiner ni devoir vendre un rein pour un visa ? Alors le PVT Canada (Programme Vacances-Travail) est exactement fait pour toi.

Moi c’est Gwen. J’ai passé 3 ans à Toronto en PVT, j’ai survécu à deux hivers sous -25°C, j’ai galéré avec mon anglais approximatif, j’ai vite été perdue avec les « tu dois ABSOLUMENT faire ça dès que tu arrives »… mais j’en suis suis ressortie grandie (ouais, je sais c’est un peu cliché) et un peu accro j’avoue — 3 PVT plus tard (Nouvelle-Zélande et Corée du Sud dans la foulée), je peux dire que je connais le sujet hihi.

J’ai donc décidé de te regrouper toutes les infos utiles dans un seul article. Donc ouais, cet article va être long.

Au programme :

  • Comment obtenir le visa PVT pas à pas
  • Préparer son départ sans paniquer
  • Les premières démarches à faire à l’arrivée
  • Trouver un logement et un travail au Canada
  • La vie quotidienne à Toronto (avec les vrais chiffres)
  • Quoi faire pour profiter à fond
  • Et ce qui se passe après le PVT

Prends-toi un petit thé (oui on est team thé par ici) et c’est partiiii.

Wait a minute —

J’ai regroupé dans un seul document les 43 étapes pour partir en PVT Canada : de l’obtention de ton permis jusqu’à tes premières semaines au pays des caribous.

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Le PVT Canada, c’est quoi exactement ?

Le PVT Canada, ou Programme Vacances-Travail, est un visa temporaire qui te permet de vivre et travailler librement au Canada pendant 2 ans, sans avoir besoin d’un contrat de travail avant de partir, sans justifier d’un projet précis, et sans te limiter à un seul employeur. Tu choisis ta ville, tu changes de job quand tu veux, tu voyages entre les deux. C’est le visa le plus flexible qui existe.

Concrètement, avec le PVT Canada tu peux :

  • Travailler légalement pour n’importe quel employeur canadien
  • Changer de poste ou de secteur autant de fois que tu veux
  • Voyager librement au Canada et à l’international
  • Commencer à construire un dossier pour la résidence permanente si tu t’y plais

Qui peut en bénéficier ? Les Français de 18 à 35 ans inclus, titulaires d’un passeport valide, n’ayant jamais bénéficié du PVT Canada auparavant. Deux prérequis financiers à ne pas négliger : avoir au minimum 2 500 CAD d’économies (mais on va être honnêtes, c’est vraiment le strict minimum — j’y reviens dans la section budget) et souscrire à une assurance santé pour toute la durée du séjour. Pareil, je reviens dessus un peu plus tard.

Combien de places disponibles ? Le Canada attribue les PVT par tirage au sort, avec un quota annuel fixé chaque année. En 2026, c’est 5 661 places précisément qui ont été ouvertes pour les ressortissants français. Les tirages ont lieu plusieurs fois par an — ce n’est pas sur la base du « premier arrivé, premier servi » mais un système de tirage au sort totalement aléatoire. Donc ouais, ça peut être très frustrant.

Pourquoi le Canada plutôt qu’un autre pays PVT ? Le Canada est l’un des PVT les plus populaires. Il attire notamment par son marché de l’emploi (spoiler : ce n’est plus l’eldorado que c’était) et principalement pour sa province francophone, le Québec, qui permet d’avoir une transition toute douce. C’est aussi l’un des rares PVT qui ouvre vraiment la porte à une immigration permanente si tu décides de rester.

Gwen faisant face au lac turquoise entouré de sapins avec des montagnes en arrière plan. Prise au cours de mon PVT au Canada

Tu n’es pas encore sûr.e de ta destination ? Si tu hésites, j’ai comparé le PVT Canada et le PVT Nouvelle-Zélande.

Comment faire sa demande de PVT Canada ?

C’est possiblement l’étape où tu te poses le plus de questions. Mais, bonne nouvelle : c’est moins compliqué que tu ne le crois. Par contre, ça va te demander de la patience, beaucoup de patience. Ouais, je te prépare mentalement.

  1. Créer un compte sur le portail d’Immigration Canada — c’est là que tout se passe, le portail IRCC. Prends le temps de bien remplir ton profil, chaque détail compte.
  2. Rejoindre le bassin de candidats — tu entres officiellement dans la file d’attente du tirage au sort.
  3. Attendre d’être tiré au sort — la fameuse invitation, ou le moment où tu deviens littéralement fou·lle. Les tirages ont lieu plusieurs fois par an, sans date fixe annoncée à l’avance. Généralement, ils ont lieu les lundis soir.
  4. Soumettre ta demande complète dans les 20 jours — une fois l’invitation reçue (et acceptée), tu as 20 jours chrono pour constituer et envoyer ton dossier.
  5. Fournir tes données biométriques — attention, en France il n’existe que deux centres : un à Paris et un à Lyon.
  6. Recevoir ta lettre d’introduction — LE sésame ultime. C’est ce document que tu présenteras à ton arrivée à l’aéroport pour activer ton PVT.

Pour te donner une idée du délai, personnellement j’ai attendu 5 mois avant d’être tirée au sort, puis 3 semaines supplémentaires pour recevoir mon PVT. Néanmoins, comme mentionné, on est sur une base de tirage au sort. Donc c’est clairement ta chance et toi. Tu peux aussi bien attendre 1 semaine que 10 ans (oui oui, j’ai rencontré une fille qui a attendu 10 ANS avant d’être tirée au sort. Je peux te dire qu’elle était déterminée).

TUTO : Comment faire sa demande de PVT Canada ?

Préparer son départ : les étapes clés

Ton visa en poche, c’est maintenant que les « vraies » choses commencent.

Les trucs administratifs relous (mais nécessaires)

Avant de sauter dans l’avion, voilà ce que j’ai fait (et ce que je referais) :

  • Donner mes préavis (job + logement) : généralement on est sur 1 à 3 mois de préavis.
  • Souscrire à une assurance PVT : obligatoire pour toute la durée de ton séjour. Perso, j’ai opté pour Chapka sur mes 3 PVT. Découvre mon comparatif entre Globe PVT et Chapka.
  • Acheter mon billet d’avion aller-retour ou prévoir des fonds suffisants pour le retour.
  • Informer ma banque de mon départ au Canada : j’ai opté pour Revolut
  • Faire la demande de permis international : auparavant les délais pouvaient être TRÈS longs (genre, 6 mois !). Néanmoins, il semblerait que les délais aient été réduits à environ 1 mois — mais vérifie avant de partir, ça peut évoluer.
  • Trouver un logement temporaire pour les premiers jours. J’avais personnellement opté pour deux semaines dans un Airbnb, ce qui est plutôt juste je ne vais pas te mentir. Si c’était à refaire, je partirai sur 1 mois de réservation.
  • Changer de forfait téléphonique : le forfait Red by SFR option International est une petite pépite.

Ma checklist avant départ t’évitera de te prendre la tête.

Le budget : parlons cash

Soyons honnêtes deux minutes : les 2 500 CAD d’économies minimum exigés par l’immigration canadienne ne seront pas suffisants lors de ton arrivée au Canada.

En pratique, tu ne trouveras probablement pas de travail dans les premières semaines, et au moment de chercher un appartement, tu devras souvent avancer plusieurs mois de loyer pour avoir un dossier « sexy » auprès des propriétaires.

Mon conseil : pars avec 6 mois d’économies. Personnellement j’étais partie avec 10 000€ et j’ai été très contente d’avoir cette somme quand j’ai dû proposer 6 mois de loyer d’avance pour décrocher mon appart (à 2 600 CAD/mois, ça grimpe vite…).

Évidemment ça dépend de ta ville d’arrivée et de ta situation. Montréal sera plus accessible que Toronto sur ce point.

GUIDE : Comment choisir sa ville d’arrivée ?

Les premières semaines au Canada

Les premiers jours au Canada

À ton arrivée sur le sol canadien (enfiiiin !), tu devras passer par l’immigration et présenter ta lettre d’introduction, une preuve d’assurance et un justificatif de fonds. Tu recevras alors ton permis de travail, le vrai, le physique !

Néanmoins, ton parcours administratif ne s’arrête pas là. En effet, ensuite tu devras :

  • Obtenir ton NAS (Numéro d’Assurance Sociale) — sans lui, tu ne peux pas travailler légalement. C’est LA première chose à faire quand tu arrives.
  • Obtenir un numéro de téléphone canadien — nécessaire pour ouvrir un compte en banque et pour que les employeurs te contactent. J’ai opté pour TextNow (7 CAD par an, ultra rentable !)
  • Ouvrir un compte bancaire canadien — j’avais opté pour la Banque Nationale du Canada à l’époque. Je te détaille toutes les options dans la section Finances plus bas.
  • Échanger ton permis français — en Ontario, tu peux conduire avec ton permis français seulement durant 60 jours. Après, tu devras obligatoirement l’échanger pour un permis ontarien. Chaque province a ses propres règles, renseigne-toi avant.

Toutes les démarches à effectuer dès ton arrivée en PVT Canada

Deux personnes marchant dans les rues ensoleillées de Toronto

Trouver un travail au Canada avec un PVT

Le PVT Canada t’offre la liberté de pouvoir travailler pour différents employeurs, sans limite de temps et dans n’importe quelle province !

Les plateformes incontournables pour trouver un travail :

  • LinkedIn
  • Indeed Canada et Glassdoor
  • Kijiji

La première expérience canadienne : pour en avoir discuté avec pas mal de personnes en PVT, beaucoup de personnes galèrent à trouver un job car elles n’ont pas d’expérience canadienne. Au Canada, les références sont importantes. Dans mon cas, pour mes deux jobs, les recruteurs ont réalisé des enquêtes sur tout mon background. C’est la norme au Canada. Du coup, le fait d’avoir une première expérience au Canada, même si elle n’est pas dans ton domaine peut rassurer un futur employeur. Il est donc assez « classique » de devoir prendre un job, pas forcément dans ton domaine, pour avoir cette première expérience et référence. Le volontariat peut également être une très bonne option !

Mon expérience :

  • Premier job trouvé en 3 semaines dans mon domaine (mais j’avais un salaire plutôt bas pour Toronto)
  • Deuxième job dans une grande entreprise : 2 mois de recherche (là, j’avais un salaire décent)
  • Le réseautage c’est TOUT. La majorité des offres sont en off market. Du coup, n’hésite pas à aller à des événements de networking (perso je déteste ça, mais j’avoue que ça fait la diff’).
  • Le volontariat pour décrocher une première référence canadienne : une vraie stratégie qui marche

Comment j’ai adapté mon CV pour trouver un job rapidement au Canada

Trouver un logement au Canada : ma plus grosse galère

Ayant réservé un Airbnb pour seulement 2 semaines (ne fait pas comme moi, réserve au moins 1 mois), j’ai eu beaucoup de chance de trouver une sous-location (très) rapidement.

Néanmoins, trouver un appartement à Toronto en tant que nouvel arrivant, c’est rude. Si tu sais ce que c’est de chercher un appart à Paris ou Lyon, et bah c’est la même galère.

Les plateformes à utiliser :

  • Kijiji — le Leboncoin canadien.
  • Facebook Marketplace — n’hésite pas à rejoindre des groupes de français expatriés comme par exemple Français au Canada – Toronto ou encore Le Guide du Croutard A La Sauce Torontoise. C’est par là que j’avais trouvé ma sous-location !
  • Rentals.ca — pour les locations d’appartements. D’ailleurs, n’hésite pas à faire appel à un agent immo, c’est gratuit pour les locataires.

Le piège de la cote de crédit : au Canada tu as ce qu’on appelle une « cote de crédit » qui détermine grosso modo si tu es un bon ou un mauvais payeur. Lorsque tu vas chercher un logement, on va évidemment te la demander. Néanmoins, en tant que nouvel arrivant, bien évidemment tu n’en as pas encore ou alors tu n’as pas beaucoup d’historique dessus. Pour pallier à ça, perso j’ai donc proposé 6 mois de loyer d’avance pour rassurer les propriétaires. Ouais, ça va être une sacré avance de trésorerie, mais ça se fait beaucoup.

Comment j’ai trouvé mon appartement à Toronto

Vue aérienne de Toronto sous la neige et au lever du soleil prise au cours de mon PVT au Canada
Vue aérienne de Toronto

La vie quotidienne en PVT au Canada

Le budget et le coût de la vie

C’est LA question que tout le monde se pose avant de partir : combien ça coûte vraiment de vivre à Toronto ?

Et bien spoiler : ça coûte cher. Très cher !

Mon budget mensuel moyen à Toronto (2022-2024) : note qu’un budget est très personnel et va bien évidemment dépendre de ton mode de vie.

DépensesBudget mensuel
Loyer1 410 CAD
Courses300 CAD
Transport0 CAD (je me déplaçais toujours à pied)
Téléphone18 CAD
Loisirs / sorties250 CAD
Total1 978 CAD/mois

Le coût de la vie à Toronto : ce que je dépenses vraiment

La santé

Le système de santé canadien n’est pas si différent du système français — à condition d’avoir un emploi.

Si tu travailles en Ontario, tu seras éligible à la carte OHIP (l’équivalent de la carte Vitale) qui te permet de consulter un médecin et faire des prises de sang gratuitement. Ton employeur te proposera aussi des « benefits » — l’équivalent de la mutuelle — qui couvrent notamment le dentiste et les médicaments.

Attention pour les premières semaines : avant d’avoir un emploi, c’est ton assurance PVT qui prend le relais.

Mon expérience du système de santé canadien

Les finances : banque et cote de crédit

À l’ouverture de ton compte bancaire, ton conseiller te parlera très probablement de carte de crédit, carte de débit et cote de crédit. Des termes qu’on ne connaît pas vraiment en France — voilà ce qu’il faut retenir :

  • Carte de débit → liée directement à ton compte chèque. Pas de découvert autorisé, l’argent est débité immédiatement de ton compte.
  • Carte de crédit → une vraie carte de crédit que tu devras rembourser tous les mois. Elle est indispensable pour payer en ligne et surtout pour construire ta cote de crédit.
  • Cote de crédit → un score qui représente ta fiabilité financière. Les propriétaires te la demandent pour louer un appart, les banques pour t’accorder des services.

Découvre les banques que j’ai testé durant mon PVT et comment améliorer sa côte de crédit au Canada.

Le climat : la claque que j’ai prise

Le climat canadien, parlons-en. Parce qu’on croit qu’on y est préparé.e, mais en fait pas du tout !

Non, en vrai, c’est pas si pire. Je parle de Toronto particulièrement — l’hiver à Montréal est plus rugueux. Néanmoins, j’avoue avoir été finalement surprise par la tolérabilité du froid. Avec une bonne doudoune et de bonnes chaussures, en vrai ça passe, même sous -20°C !

Par contre ce que je n’avais pas anticipé : l’hiver est TRÈS long. De fin novembre jusqu’à avril voire mai (oui, MAI), tu es en hiver. Les saisons automne et printemps sont quasi inexistantes — tu passes facilement de 0°C à 20°C en quelques jours, et vice-versa.

Je te livre mon guide de survie pour s’habiller durant l’hiver canadien et comment trouver LA doudoune de tes rêves (et des chaussures pas trop moches)

Gwen portant une doudoune ainsi que des chaussures d'hiver lors de son PVT au Canada

Faire ses courses au Canada

Au début, il faut un petit temps d’adaptation pour reconnaître les enseignes canadiennes.

  • Supermarchés : No Frills et Food Basics pour le « low cost », Loblaws et Metro pour le milieu de gamme
  • Alcool : vendu uniquement dans des magasins d’État — LCBO en Ontario. Prix élevés, choix limité. Bienvenue au Canada.
  • Pharmacies : il y a très peu de pharmacies indépendantes. Tu devras aller dans des enseignes spécialisées telles que Rexall ou Shoppers Drug Mart
  • Les taxes : les prix en rayon sont affichés hors taxes. La taxe provinciale de 13% (en Ontario) s’ajoute en caisse. Je me revois encore à Uniqlo payer 35 CAD pour un article affiché à 29,99. Ça m’a surprise et je t’avoue qu’après 3 ans sur place, je ne suis toujours pas habituée.

Toutes les enseignes de supermarchés (et de magasins) à Toronto

Voyager à travers le Canada

Parce qu’il faut bien faire honneur au « V » de Vacances dans Permis Vacances-Travail !

Note toutefois qu’à l’inverse de l’Europe, voyager au Canada (et chez son voisin les États-Unis) coûte cher. Vraiment cher.

Les régions que j’ai explorées

Chaque coin du Canada m’a offert une expérience différente :

  • Le Québec : j’ai principalement visité Montréal où je me suis sentie presque à Paris. Vraiment pas dépaysée pour le coup. En vrai, à part la nourriture et le Vieux-Montréal, je n’ai pas accroché avec cette ville. Je t’en raconte davantage dans mon week-end à Montréal
  • L’Ontario : énormément de choses à faire — Toronto, les Chutes du Niagara, les vignobles de la région Niagara-on-the-Lake, la randonnée dans le Parc Algonquin. J’ai plusieurs articles sur mon blog à ce sujet : Visiter Toronto en 1 jour ou Quoi faire autour de Toronto.
  • L’Ouest : les Parcs Nationaux de Banff et Jasper ont été une véritable révélation. Mon coup de cœur absolu lors de mon PVT : mon road trip dans les Rocheuses canadiennes.
Vue aérienne du lac Peyto, un lac turquoise entouré de montagnes, découvert lors de mon road trip dans les rocheuses canadiennes au cours de mon PVT au Canada
Vue sur la skyline de Toronto depuis la plage de Ward Island
Vue sur un lac lors du Centennial Ridges Trail, randonnée effectuée au cours de mon PVT au Canada

Les incontournables depuis Toronto

Les Chutes du Niagara — à 1h30 de Toronto, c’est le site le plus visité du Canada. Ça vaut vraiment le coup, même si c’est touristique. À faire au moins une fois. Je t’explique d’ailleurs comment visiter les Chutes du Niagara depuis Toronto.

Les activités gratuites de Toronto — la ville est plus abordable qu’on ne le croit si on sait où aller. Les îles de Toronto, le marché St. Lawrence, High Park, la plage du lac Ontario… je te partage 26 activités gratuites à faire à Toronto.

Les matchs sportifs — moi qui ne suis pas fan de sport, j’avoue avoir été conquise par l’ambiance. C’est une expérience typiquement nord-américaine à vivre au moins une fois.

Les trucs que j’ai faits et que tu DOIS faire

Mes expériences inoubliables :

  • Faire un road trip dans les Rocheuses Canadiennes
  • Passer un week-end dans un cottage
  • Goûter à la fameuse poutine et dévorer une queue de castor

Trouve l’inspiration dans ma bucket list de mon PVT au Canada

Vue sur la CN Tower depuis le Rogers Centre de Toronto, voir un match de baseball est un incontournable lors d'un PVT au Canada

Que faire après le PVT Canada ?

Ton PVT touche à sa fin et tu te demandes ce qui se passe ensuite ? Grosso modo, trois grandes options s’offrent à toi.

Option 1 : Rentrer en France

C’est ce que font la majorité des personnes à la fin d’un PVT.

Le retour en France peut être assez compliqué pour certaines personnes, émotionnellement surtout. On parle peu du « reverse culture shock » mais c’est bien réel. En tout cas, ce fut mon cas.

Bref, je ne vais pas forcément m’étaler sur ce sujet ici, mais en tout cas, hormis ta gestion émotionnelle, tu auras également des démarches administratives à effectuer (récupérer ton permis français, te réinscrire à la sécu, etc.)

Toutes les démarches à faire pour ton retour en France

Option 2 : Rester au Canada de manière permanente

Le PVT est une excellente porte d’entrée vers une immigration permanente au Canada. Plusieurs chemins s’offrent à toi :

  • Le Bridge Visa (permis de travail ouvert transitoire) — il te permet de continuer à travailler légalement pendant que ta demande de résidence permanente est en cours de traitement. Je te donne tous les détails dans mon guide du Bridge Visa
  • La résidence permanente — le PVT te donne une expérience de travail canadienne qui peut te qualifier pour l’Entrée Express .

Je te partage mon parcours pour devenir résident permanent au Canada.

Option 3 : Enchaîner avec un autre PVT

C’est ce que j’ai fait, deux fois ! Ayant toujours eu l’envie de partir en Nouvelle-Zélande, j’ai réalisé les démarches pour obtenir le PVT Nouvelle-Zélande. J’ai ensuite enchaîné avec le PVT Corée du Sud.

Bien évidemment, tu peux opter pour un autre PVT comme celui de l’Australie par exemple. Néanmoins, note que certains PVT demandent d’être en France afin de faire les démarches. Ce n’est pas le cas des PVT Nouvelle-Zélande et Australie, que tu peux demander depuis l’étranger.

Si tu veux enchaîner avec un PVT, voici tout ce qu’il faut savoir sur le PVT Nouvelle-Zélande et le PVT Corée du Sud.

Gwen contemplant un glacier à la couleur turquoise au pied du Mont Cook sous un temps ensoleillé

Les questions que tu te poses sur le PVT au Canada (et que je me posais aussi)

Est-ce que je peux partir en couple en PVT ?

Sur le papier oui. Néanmoins, note que chaque personne doit avoir son propre PVT. Et comme c’est un tirage au sort, vous ne serez pas forcément tirés en même temps. Dans mon cas, mon copain a été tiré au sort en octobre 2021 et moi en mars 2022.

Est-ce que je peux travailler pour différents employeurs ?

Oui, complètement. C’est même l’un des grands avantages du PVT — tu peux changer d’employeur, de secteur, de province autant de fois que tu veux pendant toute la durée de ton visa.

Est-ce que je peux sortir du Canada et y revenir ?

Oui, sans problème. Tu peux voyager aux États-Unis, rentrer en France ponctuellement, et revenir au Canada sans perdre ton PVT. Garde juste ton permis de travail avec toi lors des passages de frontière.

Combien de temps à l’avance faut-il commencer les démarches ?

Difficile à dire précisément puisque ça dépend du tirage au sort. Des personnes attendent plusieurs mois voire années avant d’être tirés au sort. Si tu as ce projet en tête, je te conseillerais de rejoindre le bassin de candidats le plus tôt possible quitte à refuser une invitation dans le cas où tu es tiré.e au sort.

Est-ce que le PVT Canada vaut vraiment le coup en 2026 ?

C’est la question qui revient le plus ! Oui, le PVT Canada vaut le coup. Néanmoins, il faut que tu aies des attentes réalistes. Ce n’est plus l’eldorado d’il y a quelques années. Les loyers ont explosé et trouver un bon job prend plus de temps qu’avant.

Par contre, l’expérience en elle-même est juste incroyable. C’est sûr que tu en reviendras changé !

Peut-on faire le PVT Canada après 30 ans ?

Oui, la limite d’âge pour les Français est de 35 ans inclus. Tu as donc jusqu’à ton 36ème anniversaire pour faire ta demande. Note que tu seras automatiquement supprimé du bassin le jour de ton 36ème anniversaire dans le cas où tu n’as pas été encore tiré au sort.

Le mot de la fin

Trois ans à Toronto, deux hivers sous -25°C, un road trip dans les rocheuses canadiennes, des jobs très intéressants, des amis de nationalités différentes et une addiction aux PVT que je n’arrive manifestement pas à soigner.

Le PVT Canada ne m’a pas juste donné un visa. Il m’a donné une façon différente de voir ce que je suis capable de faire quand j’ose sortir de ma zone de confort.

Si tu hésites encore, c’est totalement normal. J’ai hésité aussi. Mais je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui l’a fait et qui l’a regretté. Au pire des cas, tu rentres en France et tu retrouves ta vie « d’avant ». Même si, de toi à moi, je pense que tu auras un autre regard après avoir vécu cette expérience.

Alooooors, prêt·e à sauter le pas ? Si tu as d’autres questions, n’hésite pas à me contacter ou à laisser un commentaire.

La Bise 🍁

PS : Cet article reflète mon expérience personnelle. Les règles officielles peuvent changer, alors vérifie toujours les informations sur le site officiel d’Immigration Canada avant de te lancer.

Gwen

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Gwen au milieu d'un champs

Salut, moi c’est Gwen !

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